Youssou Ndour : chronique d’une mort annoncée


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Youssou Ndour : chronique d’une mort annoncée

Musicalement, ce monsieur ne peut plus tenir. Son déclin est annoncé. Ecartelé entre trois styles musicaux : le mbalax, qu’il revendique de par son héritage familial (les gawlo) ; la salsa cubaine, la musique des années 60, sa génération ; et, Youssou Ndour l’a oublié, l’afrobeat africain, ce genre qui embrasse l’Afrique occidentale française, ainsi que les ethnies anglophones (libériennes, nigérianes et sud-africaines, Haoussa, Yorouba…). Un de ses précurseurs dénommé Féla Anikoula Poukon Ti, avait imposé la résistance dont rêvait la jeunesse de 68 africaine : trotskiste maoïste léniniste et celle, clandestine au Sénégal, devenue le AND-JEEF, travailliste et populaire.

Cependant, ce monsieur Ndour, vivement connu et riche, ne comprend pas son style. Et avec la disparition du génie Habib, avec son talent de maître, sa vision, sa beauté, son charme, son style afro, le déclin est annoncé. Hommage !

Longtemps malmené de son plein gré par des soi-disant philanthropes de la musique mondiale, comme Peter Gabriel, Mam Lima, Arsène Philaine, Guy Movie et consorts, qui croquaient le talent de nos studios africains au détriment de notre culture, Youssou ne l’a toujours pas compris !

Oui, en 1988, souvenez-vous, quand la jeunesse sénégalaise était dans la rue, avide de savoir, d’eau et de nourriture, il chantait et prônait le « calme », comme s’il n’en faisait pas partie ! On a compris ! On avait bien compris, car il fêtait quatre ans après, ses deux milliards à Thiosssane sa boite mythique.

Entre griots et corrompus

Même si le mérite lui revient, certes, même si le travail a été son seul credo, dit-on (?!), sa musique est aujourd’hui endeuillée, endommagée, affectée dans sa quintessence par la disparition du talentueux guitariste Habib Faye.

Habib a vécu avec lui pendant trois années, quand ils ont quitté le foyer familial en 1994 : ils   se connaissent tous les deux ! Le grand frère de ce garçon, Adama Faye, avait déjà élevé le niveau de la musique de Youssou Ndour dans « Awa Gueye (paix à son âme) », « Ndobin », « Namette Ada », en 1987. Et c’est le petit Habib qui a fait  « Alboury », « Samba Abidjan » et « Bercy » (salut à son âme).

Youssou ! Change, regarde, transmets, parle du peuple, arriviste que tu es ! Tu ne rêves que du  CAC 40 et de t’évader vers d’autres cieux : ministre aux privilèges éternels, voire la primature que tes marabouts t’ont promise, à toi et tes acolytes ignares et ignorants.

Reviens sur terre et joue nous de l’afro-beat ! Allie nous ce jazz qui sanglote, la soul et les éloquents rythmes locaux traditionnels !

Y a en marre de vos textes «  Sama maam dan na wax naan » et « Meissa Faandumbé, du  « Bodiobodio » et « Doxaal sa dox », pauvres sur le fond comme sur la forme. La diaspora sénégalaise mérite beaucoup mieux que ça, cher You national, le Sénégal mérite mieux !

 

 

 Derrick

 







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Cet article a été écrit par babacarbeuz

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