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Les autorités sénégalaises ont empêché, vendredi 15 juin, à l’otage politique, Khalifa Ababacar Sall de participer à la prière collective, qui, comme de coutume, a lieu dans la mosquée de la maison d’arrêt de Rebeuss, à l’occasion de la célébration des fêtes majeures du calendrier musulman, que constituent la Korité et la Tabaski. Deux jours auparavant, à l’occasion de la célébration du «Leilatoul Khadri», la même restriction avait été faite, à Khalifa Ababacar Sall.

Un président qui orchestre une restriction tendant à interdire, à un musulman, qu’ils ont injustement détenu, de s’adonner à sa prière, de surcroit à l’occasion particulière que constitue la prière de l’Aïd, communément appelé la Korité, cela fait peine à constater.

Les plus naïfs pourront y voir un acte élémentaire relevant d’une simple mesure restrictive, les plus réalistes décortiquent un énième acte posé par le gouvernement du Sénégal, avec à sa tête Macky Sall, pour déstabiliser un adversaire politique. Bien sûr nous avons choisi le camp des réalistes. Par cet acte ignoble qui consiste à interdire à un musulman d’exercer le plus naturellement son droit de culte et de religion Macky Sall pousse trop loin le bouchon. Il a encore une fois fait étalage de son avidité légendaire du pouvoir. Celle-là même qui le pousse, à vouloir se débarrasser de tous les candidats, pouvant valablement lui tenir tête à la présidentielle. Ce régime qui marche sur la tête en a même perdu sa lucidité.

Khalifa Ababacar Sall est devenu pour eux une hantise insurmontable. Qu’il soit à Rebeuss ou à Kédougou. Qu’ils l’exilent même. Ils voulaient l’atteindre et l’humilier. Ils l’ont rendu plus fort. Il a davantage éveillé la sympathie de l’opinion publique malgré la campagne de diabolisation et les mensonges facilement flairés même par les esprits les moins avertis et justes. Depuis son incarcération, Khalifa Ababacar Sall a vu son capital sympathie s’accroître partout au Sénégal, et cela même au sein de la maison d’arrêt de Rebeuss, au grand dam de la cour et de ses courtisans zélés.

Comment en est-on arrivés à commettre de telles bassesses que ni la compétition politique ni nos valeurs humaines ne sauraient admettre ? Il faut arrêter Macky Sall pendant qu’il est encore temps. La peur de perdre le pouvoir, parce que conscient de son impopularité et de la déception généralisée des Sénégalais, ne doit pas pousser aux pires excès. Face à Khalifa Ababacar Sall, l’affolement peut être fondé mais l’abus, dans une démocratie réputée en Afrique et ailleurs, est condamnable. Nous condamnons fermement cette approche méprisable des autorités et prenons à témoin la communauté nationale et toutes les personnes éprises de justice, de défense des droits de cultes et de libertés humaines.

Macky Sall et sa cour veulent transformer notre terreau de tolérance, d’entente, de cordialité et de paix, en un espace des immoralités et des indignités. Nous assistons de plus en plus à l’instrumentalisation et à la théâtralisation de nos croyances. Ils n’hésitent même plus à jouer avec la fibre religieuse. Ce qui est dangereux. C’est dans ce sens que le mouvement ADK fidèle à sa politique continue le travail de terrain en vue de la présidentielle de février prochain. Déterminés et engagés plus que jamais, le mouvement ADK appelle les différents responsables à continuer le travail de terrain. Ensemble nous pouvons.

Le coordonnateur national Babacar DIOP







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Cet article a été écrit par ajonews

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