Senegalese soldiers take part on a large annual military exercise, known as Flintlock, on February 24, 2016, in Thies.
The exercise has been bringing together African, European and US counter-terrorism forces every year for the past decade. Unfortunately, the threat of a real-life attack is never far from the minds of those present who know that training can quickly turn into practical reality. The tide of Islamist violence spreading in the restive Sahel region has been heightened by deadly attacks on Mali and Burkina Faso's capitals, with fears that jihadist groups are casting their net wider in search of targets in west Africa.
 / AFP / SEYLLOU

La question de la vulnérabilité par rapport au VIH/SIDA est au cœur des préoccupation du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), conscient de ce phénomène qui connait des disparité, le Ministère de l’intérieur a tenu à organiser un atelier sensibilisation sur les stratégies du programme et la gestion des populations clés à l’endroit des forces de sécurité  et de défense.

Selon le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé, venu représenter le Ministre Abdoulaye Daouda Diallo, « Les forces de sécurité évoluant aussi bien au niveau national qu’international sont très vulnérables de par leur mobilité et l’attrait de la tenue sur les populations»

Malgré le taux de prévalence faible au niveau de la population générale qui est de 0.7%, la situation de l’épidémie VIH au Sénégal reste encore préoccupante à plusieurs égards, car l’épidémie est en effet de type concentré, avec une prévalence très élevée au niveau des populations clés les plus exposées telles que les homosexuelles et les prostituées, selon le document présenté à l’atelier.

En ce sens, M. Cissé qui a affirmé que le SIDA demeure encore une préoccupation pour le Sénégal en dépit des efforts considérable consentis par les pouvoirs publics, a félicité les efforts fournis par le CNLS.  « Il nous est loisible de rendre hommage au CNLS qui a pris à bras le corps ce fléau pour protéger nos populations, notamment les couches les plus sensibles, voire les couches les plus vulnérables », a-t-il dit.

Selon lui, des efforts supplémentaires seront fournis au niveau des forces de l’ordre  pour faire baisser le taux de prévalence, qui est de 0,2 % chez les policiers, contre 0, 7 % chez la population générale.

« Le contexte international a montré dans d’autres pays une vulnérabilité des forces de sécurité et des hommes en tenue liée à leur mobilité. Et cette mobilité est notée au Sénégal, quelle soit interne ou extérieure, dans des zones où il y a une forte prévalence VIH » a indiqué la Secrétaire exécutive du CNLS, DR Safiétou Thiam, qui a tout de même souligné le fait que certes l’épidémie du sida est stable au Sénégal, mais il y a encore des efforts à faire.

Relevant la forte vulnérabilité des forces de l’ordre aux maladies sexuellement transmissibles en tant que personnes adultes, c’est-à-dire sexuellement actives, et à cause de leur exposition,  Mme Thiam a estimé, « je veux parler du déploiement des policiers dans les théâtres d’opération à forte prévalence du VIH, mais également de la part des populations un attrait de la tenue qui rend vulnérables les forces de sécurité », précise-t-elle encore.

« Nous travaillons avec des populations qui sont souvent en marge de la loi et nous avons besoin d’une compréhension de la part des forces de police pour mieux travailler avec cette population clé et ainsi rompre la chaîne de transmission et protéger la population générale », a confié cette dernière qui a relevé la raréfaction des ressources et le besoin d’accélération des programmes pour mettre fin à la pandémie du sida du CNLS qui compte sur la réaffirmation du leadership des chaînes de commandement des sapeurs-pompiers et des forces de police qui sont des cibles stratégiques.

Mounass Makoar







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Cet article a été écrit par ajonews info

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