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L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour « homicide involontaire » après la mort d’un vendeur à la sauvette renversé par un véhicule de police non loin du château de Versailles (Yvelines), rapporte l’Agence France-Presse dimanche 6 mai.

Dimanche 29 avril, Ismaëla Deh, qui vendait sans autorisation des souvenirs bon marché à la foule de touristes qui afflue tous les jours devant les grilles du château, a pris la fuite en courant pour échapper à un contrôle d’identité. Poursuivi par deux fonctionnaires à pied et par un fourgon dans une rue non loin du château, il a « traversé la route subitement » devant le véhicule qui n’a pas pu l’éviter, selon la police.

Ce Sénégalais de 58 ans a succombé à ses blessures le lendemain soir dans un hôpital parisien.

« Il faut que justice soit faite »

Ismaëla Deh avait commencé à vendre sur la place d’Armes, devant le château de Versailles, depuis « deux, trois mois », estiment d’autres vendeurs interrogés par l’agence de presse. Selon sa sœur, Aïssata, il était en France depuis dix-huit ans mais n’avait pas de titre de séjour. Il a longtemps été plongeur dans des restaurants, faisant des allers-retours saisonniers entre Cannes et Mantes-la-Jolie (Yvelines) où vit sa famille depuis quarante ans, dit-elle.

Marié, il était père de huit enfants au Sénégal. « La France a tué leur père », s’emporte sa sœur, « très en colère ». « Un enfant de tirailleur sénégalais tué en France, c’est une honte pour la France », lance-t-elle. « Il faut que justice soit faite ».







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Cet article a été écrit par Ajonews

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