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La promotion de la santé des jeunes dans les pays requiert une stratégie nationale de la santé qui engage un nouveau plan d’investissement orienté vers la communication et la prévention, a indiqué, lundi à Genève, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
« La santé ce n’est pas seulement l’offre de soins, c’est mettre le doigt également sur l’approche multisectorielle, particulièrement chez les jeunes où il faut mettre l’accent sur la communication et la prévention », a-t-il dit.
Le ministre prenait part à côté de ses homologues de l’espace francophone à une conférence de l’Organisation internationale de la Francophonie organisée en marge de la tenue à Genève lundi de la 71ème Assemblée mondiale de la Santé.
La rencontre portait sur : « Santé et Francophonie : Quels enjeux et opportunités pour la promotion de la santé ches les jeunes dans les pays francophones ? ».
Parlant des stratégies mises en place au Sénégal pour la promotion de la santé des jeunes et des adolescents, Abdoulaye Diouf Sarr a exposé la nouvelle campagne de communication dénommée « Japp nacci » (j’y tiens) pour favoriser le changement de comportement chez les populations.
Il a également fait part, devant ses pairs, des nombreuses initiatives sénégalaises pour la santé des adolescents et des jeunes, insistant sur la nécessité de mettre partout des centres ados jeunes adaptés à leurs besoins.
« Il faut changer de paradigmes si on veut atteindre les jeunes pour résoudre leurs problèmes de santé », a souligné le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
« Le continent africain comptera d’ici 2050 un milliard d’enfants et de jeunes », a indiqué la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean qui fait noter que « transformer ce boom démographique en un dividende requiert de la part des Etats, des organisations internationales, de la coopération, une vraie volonté politique sans précédent et une mobilisation ».
« C’est un signal fort envoyé par les chefs d’Etat et de gouvernement, une stratégie jeunesse rôle central d’acteurs de développement », a-t-elle relevé.

Ce sont des enjeux considérables au vu des données démographiques du continent où plus de 60% de la population ont moins de 30 ans, a dit Michaëlle Jean.

Autant de « réalités tenaces que révoltantes où les femmes et les jeunes paient le plus lourd tribut dans les situations de crise et de conflit, d’extrême pauvreté comme dans l’accès aux soins » a-t-elle ajouté.
La secrétaire générale de l’OIF fait remarquer que « le droit à la santé est un droit fondamental qui détermine tous les autres droits mais aussi l’accès et la réalisation de tous les objectifs de développement durable ».
« Les enjeux sont énormes mais si nous ne prenons pas les problèmes de santé à bras le corps nous risquons de compromettre des années d’efforts au profit du développement humain économique social durable » plaide Michaëlle Jean.
La rencontre à l’initiative de l’OMS a été tenue pour un partage d’expériences, d’approches régionales avec un rôle souligné des sciences sociales.
L’OIF sait l’importance et l’impact de tels événements pour tenir si régulièrement des concertations ministérielles en marge de grands événements de l’agenda international des Nations Unies comme dans d’autres instances multilatérales.






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Cet article a été écrit par ajonews

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