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Après les multiples arrestations lors des manifestations contre le vote de la loi sur le parrainage, le 19 avril passé, par l’assemblée nationale, le Président de la République qui se trouvait en France pour une visite de travail, a été interpellé sur les « tensions politiques » dans son pays, par la presse française.

Une visite « jugée opportune par certains observateurs au vu du contexte tendu de la situation politique, mais qui pouvait se comprendre, dans la mesure où les chefs d’Etats ont des agendas, qui sont des fois établis des mois en avance. Te pour ce voyage du Président, ce n’était pas seulement lui qui en décidait, parce qu’il devait être reçu par son homologue français qui avait aussi son agenda personnel, mais aussi le chef de l’Etat ivoirien, avec qui il a été reçu lors d’une réunion qu’ils ont eu tous les trois.

Les députés sénégalais ont adopté jeudi 19 avril une nouvelle loi électorale, fortement contestée par l’opposition et la société civile. Au même moment le président Macky Sall se trouvait en France pour une visite inopportune selon certains observateurs vu le contexte tendu de la situation politique.

En marge de sa visite, le Président s’est prononcé sur les « tensions politiques », s’adressant aux journalistes français, Macky Sall a insisté sur l’opportunité de cette mesure qui consister pour « quiconque qui souhaiterait être candidat à une élection, d’ être parrainé par 52 000 électeurs, répartis dans au moins sept régions différentes du pays. Chaque électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat.  Cette réforme visait aussi à rationaliser le nombre de candidatures aux élections ».

« Il se trouve que l’on a 300 partis politiques aujourd’hui, et il y en a encore une vingtaine en dépôt, on pourrait aller à 500 voire 600. Si l’on ne rationalise pas les candidatures, il arrivera un moment où nous serons bloqués dans l’élection. Imaginez l’élection présidentielle avec une cinquantaine de candidats. Le vote ne se passe pas bien. Le président finit son mandat, que se passera-t-il? Un pays qui est dit stable, démocratique, va se retrouver en crise. Nous devons anticiper cela. Nous devons faire un filtre citoyen. Chaque citoyen est libre de parrainer. On avait dit 1% on a finalement baissé à 0,8% », a-t-il expliqué.

Et se dit toujours ouvert au dialogue. « c’est normal que les gens qui ne sont pas d’accord ne soient pas contents, mais l’essentiel est que ce que l’on fait soit conforme à l’esprit démocratique », laissa-t-il entendre face aux journalistes du pays de Marianne.

Une réaction du Président hautement appréciée par le leader de l’Alliance Macky Encore en 2019 (AME 2019) qui se dit « être en phase avec son leader ».

« Nous saluons la réponse du Président qui a effectivement raison car au vu de ce qui s’est passé aux dernières législatives où l’on s’est trouvé avec 47 candidatures, il était temps de prendre des mesures idoines pour que cela ne se répète plus », s’est réjoui El Hadji Diamé Dansokho, au micro de ajonews.

Et « comme c’est prévoir », pour M. Dansokho, « après un dialogue ouvert à tous les partis politiques existants au Sénégal et qui avaient tous reçu des convocation, mais malheureusement boycottée par une certaine opposition, il revenait au Président, en tant que chef suprême de la nation, de prendre la meilleure décision ».

Avant d’ajouter, « aujourd’hui, c’est à nous ces souteneurs et militants de faire le nécessaire pour le maximum de signature pour notre candidature et cela, dans les conditions stipulées par la loi, afin de ne pas commettre des erreurs ».

« J’en profit aussi pour appeler toute la classe politique sénégalaise, pouvoir comme opposition, à revenir à de meilleurs sentiments et se réunir autour d’une table afin de dialoguer sur le devenir de notre nation, pour le mieux être des sénégalaises et des sénégalais, en dehors de toute partisanerie », lança-t-il pour appeler à un dialogue sincère et constructeur.







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Cet article a été écrit par ajonews

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