ministre burundi

Après le Niger et le Togo, c’est au tour du Burundi de venir prendre en exemple le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC). C’est lors d’une séance de travail entre le Ministre burundais du Développement communal, à la tête d’une importante délégation parmi laquelle la Directrice pays du Pnud au Burundi, le Secrétaire d’Etat chargé du suivi du PUDC et le Pnud/Sénégal, agence exécutante du PUDC, que le Ministre burundais, Jeanne d’Arc Kagayo a fait part de la volonté de son pays de s’inspirer de l’exemple sénégalais en matière de développement communautaire afin de réduire les inégalités et l’injustice sociales. « Nous sommes venus apprendre du Sénégal », a-t-elle déclaré Mme Jeanne D’Arc Kagayo.

Souleymane Jules Diop, qui a fait part à son hôte de la disponibilité du Sénégal à partager son expérience avec son pays,  est revenu sur les grandes lignes et les réalisations du PUDC, programme qui vise, entre autres, une allocation équitable des ressources publiques et à réduire les écarts de développement entre les zones urbaines et rurales.

Selon le Secrétaire d’Etat du suivi du PUDC qui a confié que lui-même « quand on lui confiait le programme n’était pas trop confiant quant à sa faisabilité », a souligné que le « Président Macky Sall, qui fait 80.000 kilomètres de tournée et qui a vu la pauvreté du monde rural, a voulu corriger avec le PUDC, ainsi qu’un autre volet pas des moindre qu’est l’allègement des tâches ménagères et l’accès à l’eau pour soutenir les femmes des villages qui vivaient dans des conditions difficiles ».

Le Ministre Jeanne d’Arc qui se dit satisfaite de l’apprentissage qu’ils sont venus avoir à Dakar a estimé qu’«il y a beaucoup de chose en ce sens dans leur pays et que le PUDC se trouve être une réponse » et que cette mission qu’elle dirige est de lancer prochainement un programme similaire dans leur pays.

«Le Burundi est un petit pays qui se cherche encore mais qui est aussi sur la lancée du développement local. Nous avions plusieurs questions et incompréhensions en venant ici, mais nous sommes heureux des réponses obtenues. Nous avons beaucoup appris. Nous avons compris qu’en confiant un programme au Pnud, ce n’est pas un recul mais c’est juste pour aller plus vite », a-t-elle déclaré.
Et Mme Kagayo d’ajouter, « nous avons un enfant qui va naître au Burundi et nous demandons au Sénégal de nous accompagner dans un partenariat Sud-sud ».

Pour rappel, après deux années de mise en œuvre, la première phase du PUDC a permis l’électrification de plus de 400 villages, la réalisation de 3.050 kilomètres de pistes rurales, 238 forages, la distribution de 5.500 équipements post-récoltes, 200 micros et petites entreprises au profit des femmes et des jeunes, entre autres. Avec ce programme dont l’objectif est de sortir 2,8 millions de Sénégalais de la pauvreté, déjà l’accès à l’eau a impacté, en deux ans, la vie de 600.000 ménages.

Par Mounass Makoar







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Cet article a été écrit par maimouna

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