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En moins de 20 ans le plastique a rendu spectaculairement laid nos campagnes. Si le plastique est moins gênant en ville malgré son utilisation frénétique par les citadins, au village celui-ci est désagréable à voir sur les herbes et branches des arbres. Le plastique et la verdure sont deux choses différentes à tous les niveaux, malheureusement cela ne choque pas du tout les industriels sénégalais comme KIRENE, SYMPA…

La pollution plastique engendrée par l’accumulation de déchets en matière plastique dans l’environnement a complètement changé la beauté de la campagne. Heureusement, cela choque les villageois, mais pas les citadins. C’est vrai qu’on n’entend nulle part nous dire les effets de celui-ci, or ils sont graves, très graves. Cette pollution a des effets nuisibles sur la terre et les cours d’eau, en affectant la vie sauvage, l’habitat, secondairement les humains, visuellement notre rapport avec la beauté et les sensations que l’on pouvait avoir avec la nature.

Le faible coût du plastique pousse les industriels à l’utiliser sans vergogne et sans gêne, une utilisation massive et jetable sans se soucier de la nature, ni des générations à venir. Les sociétés comme Kirène avec ses sachets, comme Simpa avec ses tasses de café Touba connaissent en toute conscience la faible dégradabilité des plastiques, mais refusent de faire des efforts, et pourtant le discours sur la responsabilité sociale des entreprise est au bout de leurs lèvres. Le gouvernement, les industriels concernés savent très bien que  le plastique constitue environ 30 % des déchets solides municipaux, comparativement à moins de 1 % dans les  années 1980, mais ferment les yeux. De toutes façons l’État a toujours été complice, avec tous ces industriels qui tuent le bas peuple à feu doux : quand Orange arnaque c’est avec l’État ! Quand les  fabricants de bouillons parlent mensongèrement de vitamine C, c’est toujours avec la caution de l’État etc.… S’il n’y a pas encore une loi sur la cigarette ce n’est pas parce que le bas peuple le veut…

Diverses initiatives  sont en train d’être prises pour réduire cette pollution dans beaucoup de pays, par un meilleur tri et une meilleure récupération des déchets, mais aussi par une réduction de la consommation du plastique qui accompagne la promotion du recyclage du plastique. Au Sénégal nada ! Même pas un spot de sensibilisation. La pollution plastique a créé l’accumulation de déchets marins (jetés dans les différents cours d’eau), la pollution de l’eau par les déchets et fragments ou microparticules de plastiques.

Des campagnes doivent être lancées et des projets d’interdiction ou de réglementation menés. Les utilisateurs industriels doivent s’engager à ramasser les sachets et autres produits, et examiner des alternatives aux produits plastiques. L’objectif doit être d’en finir avec le plastique d’ici un temps bien déterminé. Et c’est possible. Il y a 50 ans, on n’en avait pas…

Babacar Beuz Diedhiou




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