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Jeune artiste peintre de la région de Louga, Makhtar Khoulé très attaché à sa terre natale et à l’Afrique, ne trouve son inspiration qu’à partir de la misère qui gravite autour de son environnement et de la mère des continents. Une inspiration qu’il a cherchée durant des années, suite à sa sortie de l’école des beaux-arts de Dakar en 2007. Ainsi, il avoue avoir vécu cette période avec beaucoup de mal.

En effet, le jeune peintre ne pouvait pas créer ses propres œuvres, du coup, il copiait ses pairs. Ce qui n’est pas agréable pour un artiste. C’est ainsi, qu’il décida de rentrer au bercail pour laisser ses idées éclore. A sa grande surprise, celles-ci n’apparaissaient pas. Alors, il décida d’observer son entourage, son continent, le monde. De voir ce qui empêche les gens d’être heureux et qui est partagé dans les quatre coins du monde. Et, il trouva la misère, la guerre, la souffrance… Des maux qu’il représente dans ses toiles et qui lui ont permis de découvrir sa voie.

« Mes tableaux ont l’air triste comme moi. Mais au fond ils ne le sont pas. Seulement, ils mettent en exergue ce qui manque dans notre vie », sa réponse à un de ses amis qui trouvait ses œuvres pleines de tristesse. Utilisant de la peinture, du tissu, avec des couleurs sensibles, le contraste entre la lumière et l’obscurité. Makhtar aime bien représenter un homme fort, torse nu, avec une corne et une lame qui se défait de ses liens. Sa façon à lui de montrer une Afrique forte, qui dit non à la violence et appelle ses enfants à l’unisson. Une Afrique forte capable de tenir tête à l’occident.

Outre les maux de l’Afrique, M. Khoulé s’inspire de la persévérance de l’araignée. « Quand je peins des toiles d’araignée, j’ai l’impression de tisser une toile sur une toile », a-t-il affirmé, captivé, par la façon qu’a l’araignée de s’approprier les espaces abandonnés et celle d’attraper ses proies avec ses filets. Qui, dit-il, le renvoie aux propos d’un promoteur d’art qui disait que les artistes ne se nourrissent pas de leur art, alors qu’eux en profitent.

L’artiste déclare que ses toiles constituent son refuge. « Vivre c’est déjà souffrir», nous a-t-il confié avec peine, une manière pour nous dire que ses pinceaux auront du mal à ne dessiner que des fleurs…

Néné DIAKITE







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Cet article a été écrit par ajonews info

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