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Le Programme national de lutte contre le Paludisme (PNLP) a lancé la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier pendant laquelle, la structure redouble ses efforts dans la prévention et la prise en charge de la maladie. La raison, mettre en place un dispositif qui permet de prendre en charge correctement tous les cas qui surviennent en cette période hivernale qui est très critique dans la mesure où elle constitue un moment de haute transmission du paludisme.

Conscient du fait que l’hivernage est très favorable à la prolifération des moustiques avec un environnement très propice à la multiplication des vecteurs et parasites, le PNLP appel les populations « à la vigilance et à la prévention mais aussi à une rapidité dans la prise en charge de tout cas suspect ainsi qu’à dormir toutes les nuits sous des moustiquaires où que l’on puisse être».

En ce sens, « près de 1000 Dispensateurs de soins à domicile (DSDOM) sont mobilisés dans les zones enclavées dépourvues de structures sanitaires et 490 organisations communautaires de base pour la mise en œuvre d’activités communautaires à travers des causeries, des visites à domicile et des activités de mobilisation) sur le paludisme »a expliqué Ouleye Beye, responsable du bureau de partenariat et de la communication.

Mme Beye a estimé que les médias jouent un « rôle de relais des bons messages et des bons comportements à avoir » en ces périodes hivernales où le développement de la maladie est propice pour différentes raisons dont elle a parlé dans sa présentation de la campagne 2017 de la chimio-prévention du paludisme saisonnier.

L’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), partenaire du PNLP, par la voix de son président Alassane Cissé qui est revenu sur l’ « existence de zones rouges malgré les avancées en matière de lutte contre le paludisme et les grands efforts faits par le Sénégal en ce sens », a assuré de l’accompagnement de son association dans l’atteinte des objectifs fixés par le PNLP.

Par ailleurs le Coordonnateur du PNLP est revenu sur l’objectif d’élimination complète du Paludisme pour lequel ils ont fait de grands pas avec « une régression significative des cas de paludisme de plus de 50% entre 2009 et 2015 et une baisse de la prévalence parasitaire de 3% à 1, 2%  ainsi que l’existence aujourd’hui de zones de contrôle et de pré-élimination », à l’en croire.

« L’élimination du paludisme est un processus lent mais nous y sommes. Notre vision, c’est d’atteindre la pré-élimination en 2020 et l’élimination en 2030 comme nous l’avions décrit dans notre plan stratégique », a-t-il déclaré lors de la rencontre avec la presse qui est l’une des activités prévues pour cette campagne 2017.

Par Mounass Makoar

 







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Cet article a été écrit par maimouna

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