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Le détenteur d’un récépissé dont l’inscription effective sur les listes électorales a été vérifiée peut être autorisé, à « titre exceptionnel », à voter si la carte d’identité numérisée, la carte d’électeur numérisée, le passeport ou le document d’immatriculation présenté permet de l’identifier, a estimé le Conseil constitutionnel dans un avis rendu mercredi.

« A titre exceptionnel, pour les élections législatives prévues le 30 juillet 2017, l’électeur n’ayant pu retirer sa carte d’identité CEDEAO faisant office de carte d’électeur, mais dont l’inscription sur les listes électorales est vérifiée, peut voter sur présentation de son récépissé d’inscription accompagné de l’un des documents ci-après dès lors que celui-ci permet de s’assurer de son identité », peut-on lire dans cet avis consulté par nos confréres de l’APS jeudi.
Le texte cite « une carte d’identité nationale numérisée, une carte d’électeur numérisée, un passeport, un document d’immatriculation pour les primo-inscrits non détenteurs d’un des trois documents administratifs ».
Le Conseil constitutionnel fait état des « circonstances exceptionnelles » dans lesquelles se déroule le processus d’organisation des législatives, « caractérisée notamment par des inscriptions massives ainsi que des lenteurs et dysfonctionnements dans la distribution des cartes d’électeurs non imputables aux citoyens eux-mêmes, de nombreux Sénégalais jouissant de leurs droits civils et politiques et inscrits sur les listes électorales risques ainsi d’être privés de l’exercice du droit de vote garanti par la Constitution ».
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a saisi le Conseil constitutionnel « sur la possibilité que les électeurs n’ayant pu retirer leur carte d’électeur puissent voter aux élections législatives du 30 juillet 2017 » avec d’autres documents, dont la carte d’identité nationale numérisée, a-t-on appris lundi de la présidence de la République.
Compte tenu des « lenteurs notées dans le retrait des cartes d’identité biométriques », cette saisine vise à amener le Conseil constitutionnel à autoriser les électeurs à voter avec une carte d’identité nationale numérisée, ou une carte d’électeur numérisée, ou un passeport, ou un permis de conduire, ou encore un document d’immatriculation, pour les « primo-inscrits » non détenteurs d’un des quatre premiers documents administratifs déjà indiqués, selon un communiqué de la présidence de la République.
Cette option est rejetée par l’opposition.
La Convergence patriotique/Kaddu Askan Wi va s’opposer à « tout changement de règles du jeu électoral » qui « ouvrirait la porte à une fraude massive », a soutenu à Ziguinchor (sud) son leader national Abdoulaye Baldé.
« Notre coalition s’oppose à tout changement de règles du jeu électoral. Voter avec un document autre que la carte d’identité ou la carte d’électeur, c’est ouvrir la voie à la fraude massive », a notamment dit Abdoulaye Baldé qui présidait un meeting dans la nuit de mercredi à jeudi au quartier Fass Colobane de Ziguinchor.






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Cet article a été écrit par maimouna

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