The mother of 8-month-old Palestinian infant Laila al-Ghandour, who died after inhaling tear gas during a protest against U.S. embassy move to Jerusalem at the Israel-Gaza border, mourns during her funeral in Gaza City May 15, 2018. REUTERS/Mohammed Salem

Le Koweït a annoncé vouloir une « protection internationale » pour les civils palestiniens dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis ont loué « la retenue » d’Israël face aux manifestants.

Au lendemain d’une journée sanglante à Gaza, deux Palestiniens ont été tués mardi 15 mai par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza où les abords de la frontière avec Israël sont le théâtre de heurts sporadiques avec l’armée israélienne, a annoncé le ministère gazaoui de la santé.

La communauté internationale craignait de nouveaux affrontements entre Palestiniens et Israéliens, alors que les Palestiniens de la bande de Gaza sous blocus et de Cisjordanie commémorent la Nakba, la catastrophe qu’a représentée à leurs yeux la création de l’Etat d’Israël en 1948 et l’exode de centaines de milliers d’entre eux.

La veille, tandis qu’officiels israéliens et américains célébraient en grande pompe l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, 58 Palestiniens, dont huit mineurs, ont été tués par des tirs israéliens, et 2 400 autres ont été blessés lors d’affrontements à la frontière de la bande de Gaza.

Dans la matinée de mardi, Londres a réclamé qu’une enquête indépendante soit ouverte sur ces événements meurtriers. « Le Royaume-Uni soutient une enquête indépendante sur ce qui s’est passé », a déclaré Alistair Burt, secrétaire d’Etat au Proche-Orient et à l’Afrique du Nord, lors d’une question urgente au Parlement britannique. Le Royaume-Uni a été rejoint dans cette demande par Berlin.

« Je peux dire au nom du gouvernement allemand que nous sommes aussi d’avis qu’une commission indépendante pourrait faire la lumière sur les violences et les affrontements sanglants dans la zone frontalière », a dit à la presse le porte-parole de la chancelière Angela Merkel et du gouvernement allemand, Steffen Seibert.

La bande de Gaza est depuis le 30 mars le théâtre d’une protestation massive appelée « grande marche du Retour ». Elle vise à défendre la revendication des Palestiniens à retourner sur les terres qu’ils ont fuies ou dont ils furent chassés en 1948. Il s’agit aussi de dénoncer le blocus imposé depuis plus de dix ans à la bande de Gaza par Israël pour contenir le Hamas.

 







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Cet article a été écrit par ajonews

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