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Le romancier David Diop a remporté jeudi la 31e édition du Goncourt des lycéens pour « Frère d’âme » (Seuil), qui a séduit le jury « pour sa vision terrible de la Grande Guerre, entre Afrique et Europe, sagesse et folie ». Finaliste malheureux du Femina, du Médicis, du Goncourt et du Renaudot, David Diop était le seul auteur à figurer dans toutes les sélections des grands prix littéraires d’automne et le seul homme en lice pour le Goncourt des lycéens.

« Je suis extrêmement heureux d’avoir été choisi par vous parce que je suis enseignant et que j’ai enseigné en lycée à la fin du siècle dernier, mais je garde toujours dans mon cœur vos regards, vos sourires, quand vous découvrez les textes et je suis vraiment très sensible à votre, je ne vais pas dire amour, disons prédilection », a déclaré David Diop.

Le livre, une belle réflexion sur la guerre raconte l’histoire de deux amis pendant la Grande Guerre. L’auteur relate comment, dans l’enfer des tranchées, un Sénégalais qui a vu son ami d’enfance mourir sous ses yeux se transforme en machine à tuer. Avec son style oral, naïf, le roman de l’écrivain franco-sénégalais envoûte plus sûrement qu’un classique roman de guerre.

Le personnage principal et narrateur de son roman pour nom Alfa Ndiaye. Lorsque son récit débute, il a déjà vécu l’enfer sur la «terre de personne». Sa vie a basculé le jour où Mademba Dop, son «plus que frère», son «ami d’enfance» est mort sous ses yeux, hurlant de douleur, éventré par la baïonnette d’un «ennemi d’en face aux yeux bleus».

Au nom de leur amitié, de leur jeunesse sénégalaise à Gandiol, Mademba l’a supplié de l’achever, de mettre fin à sa terrible souffrance mais Alfa Ndiaye a refusé: «J’ai pensé à mon vieux père, à ma mère, à la voix intérieure qui ordonne, et je n’ai pas su couper le fil barbelé de ses souffrances. Je n’ai pas été humain avec Mademba, mon plus que frère, mon ami d’enfance.»







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Cet article a été écrit par ajonews

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