Me Sall

Proche parmi les proches du Président de la République, Me Malick Sall,  Avocat d’affaires international, soutient son action sans pour autant être membre de l’Alliance pour la République. Il se prononce sur la tournée économique que ce dernier a entamée hier au nord du Sénégal, et sur les dossiers brulants de l’actualité politico-judiciaire, es qualités d’avocat d’affaires international.

Vous êtes l’un des artisans de la mobilisation dans le cadre de la tournée économique du président de la République au nord du Sénégal. Comment envisagez-vous les enjeux de sa visite imminente à Matam où vous êtes établi ?

Je ne suis d’aucune coterie, mais je me suis imparti la mission de mobiliser tout le monde, de veiller à ce que toute la population sorte pour dire «merci monsieur le président» car il a beaucoup fait pour la prospérité de son peuple, pour la prospérité des habitants de Matam. Quand je vois les réactions des personnes que je rencontre depuis ce matin (hier, Ndlr), cela me conforte dans le fait que l’accueil sera phénoménal. Pour tout enfant du Fouta, le grand problème a toujours été la route Linguère – Matam et cette route Matam – Bakel. Pour moi la route Linguère – Matam est pour moi l’une des meilleures routes du Sénégal. Elle est magnifique. Et il vient justement lancer les travaux de la route Matam – Bakel. J’étais là lors du conseil des ministres qu’il a tenu ici en 2013, j’avais entendu son discours et sans parti pris j’estime qu’il avait respecté tous les engagements qu’il avait souscritsauprès des populations de Matam et qu’il est en train de réaliser d’excellentes choses.

Vous dites que vous n’êtes d’aucune coterie, politiquement parlant, même si vous êtes engagé à soutenir le chef de l’Etat. Que vous inspirent les élections législatives qui se profilent ?

Je suis un acteur du développement. Je suis un avocat d’affaires international. Le président de la République a donné rendez-vous en 2035 pour que le Sénégal soit un pays émergent et j’y crois. A mon niveau personnel je fais le nécessaire, je m’investis avec passion dans cette mission pour faire en sorte que la région de Matam, au jour où on fera le bilan, soit la région leader dans ce domaine. Je m’investis dans le social. Comme j’ai eu à le dire il n’y a pas de développement sans santé et c’est la raison pour laquelle j’ai mis en place une mutuelle de santé pour toute la commune de Ogo. Et je vais m’arranger pour étendre cela parce que je veux que les habitants de Matam aient les moyens de se soigner. Et j’y travaille. Je prends en charge depuis deux ans l’hébergement des étudiants de la commune de Matam à Dakar et je ne leur demande que de ne pas redoubler, et Dieu merci ils ont réussi presque à 100%. Le développement c’est cela. Je ne peux pas tout citer mais mon travail se situe en faveur du développement et je pense que c’est à ce niveau que le président voudrait que tout le monde travaille. Mon travail consiste également à mobiliser tous les gens du Fouta. Je sais qu’ils veulent aider le président et la meilleure façon de le faire est de détenir une carte d’électeur. J’ai pu rien qu’à Dendiati aider 3000 personnes à avoir un extrait de naissance. D’abord financièrement j’ai mis les moyens, et je leur ai également fait comprendre les enjeux citoyens liés à cette question.Le président de la République a besoin  d’une majorité pour gouverner. Et pour moi c’est l’occasion d’appeler les membres de son parti, les membres de l’Apr à se rappeler que la mission de tous est d’aider le président de la République à matérialiser sa mission jusqu’au terme de son deuxième mandat. Et la seule façon pour eux de le faire est de taire leurs querelles. Il n’y a pas de soucis. Dans le Fouta les gens sont à 99% derrière le président de la République. Les élections législatives ne sont pas une élection présidentielle, et c’est la raison pour laquelle, à ce niveau-là, une entente et une cohésionsont nécessaires pour lui assurer une majorité parlementaire. Personnellement je ne suis pas candidat. Mais je me mobiliserai personnellement pour que les candidats en phase avec la vision du président de la République soient élus. Et je présume qu’au niveau de Matam il n’y pas de soucis : la victoire est assurée.

Quel regard portez-vous sur les allégations selon lesquelles, à l’approche des législatives, la tournée du président a un caractère politique plutôt qu’économique ?

C’est de bonne guerre que l’opposition sorte des arguments comme ceux-là. En politique on peut dire ce que l’on veut, l’essentiel c’est comment les populations perçoivent ces visites-là. Inaugurer une infrastructure, réaliser une route dont la construction est demandée depuis l’indépendance est un devoir. Il est normal qu’un président le fasse. S’ils estiment que c’est pour des raisons politiques, il faut retenir que, de toute façon, tout est politique. Je ne vois pas comment  un président de la République peut avoir des activités qui ne soient pas politiques. C’est normal qu’il fasse tout pour avoir une majorité de députés à l’Assemblée nationale, mais c’est normal également qu’il fasse en sorte d’être réélu pour mener à bien son travail qu’il a entrepris. Chacun a le droit de le voir comme il veut. Encore une fois je ne critique pas l’opposition sur ce point-là. Je la comprends mais je trouve que c’est un combat d’arrière-garde que de jeter des amalgames sur l’action d’un président qui travaille.

En votre qualité d’avocat d’affaires international que pensez-vous des dernières affaires qui agitent le landerneau politico-judiciaire sénégalais – notamment pour ce qui trait à la sortie du procureur Bassirou Guèye  relative aux affaires Khalifa Sall, Bamba Fall, Abdoul Mbaye et Barthélémy Dias ?

Le procureur est dans son rôle. Auparavant il n’y avait pa de communication, parce que tout simplement la justice était une dame inconnue. Une dame qu’aucun citoyen n’avait envie de rencontrer. Aujourd’hui il n’en va plus de même et c’est très bien comme cela. Un peuple mûr, un peuple politiquement engagé doit être bien informé. La justice fait son travail. Bien entendu les personnes incriminées ont intérêt à dire que c’est pour des raisons politiques qu’ils sont inculpés, mais au fond d’eux même ils savent que dans toutes ces affaires là le soubassement, la raison fondamentale est une violation de la loi. Le procureur a fait ce qu’il devait faire en éclairant la lanterne des populations pour éviter tout amalgame. En mon âme et conscience, en tant qu’avocat, en tant qu’habitué des prétoires, je sais qu’aucune de ces affaires n’est une affaire politique. Le président de la République, qui est un homme politique, n’a pas vocation à aider un adversaire déclaré à le combattre. Il appartenait à ses adversaires        décidés d’aller au combat de prendre les dispositions pour ne pas se retrouver dans la situation dans laquelle ils sont aujourd’hui. Tout citoyen sérieux, tout juriste sait que ces affaires-là sont des affaires exclusivement judiciaires.







Classés dans :

Cet article a été écrit par maimouna

Réactions

Donnez votre opinion