20180523_155743

D’origine sénégalaise, Nabou FALL est une de ces femmes qui se distingue de par sa formation, son expérience et son leadership hors pair. Nabou transmet sa joie de vivre contagieuse avec spontanéité.

Entrepreneure, Nabou a travaillé dans les télécommunications à des postes de Direction pendant quinze ans. Il y’a dix ans, elle a créée une agence de communication. Nabou FALL dame de fer a plusieurs casquettes: entrepreneure, bloggueuse, écrivaine, une voix pour les sans voix.

Quel est votre parcours ?
Je suis ingénieure en génie informatique et aussi Titulaire d’un master en finance et j’ai eu aussi à faire une formation exécutive à Harvard Business School sur le leardship féminin.
Quelles étaient les difficultés que vous avez rencontrées au cours de votre parcours professionnel ?
Très jeune, j’ai occupé le poste de directrice marketing et commerciale. On me prenait souvent pour la secrétaire.Mais en dehors de ça, je ne me suis pas laissé démonter. J’essaie de ne pas me concentrer sur les obstacles, je travaillais beaucoup. Comme disait Oprah Winfrey :<< l’excellence est le remède au sexisme et au racisme>>. Quand on le sait, on travaille deux fois plus et dix fois mieux, j’ai donc essaye de travailler dur et bien.

Que pensez- vous de la femme africaine?
J’ai très peu vécu auSénégal. Les femmes sénégalaises ne sont pas forcément mes modèles. J’ai vécu en Côte d’ivoire, plus qu’au Sénégal. Je suis née à Dakar, j’ai grandi à Abidjan. J’ai vécu 17 ans entre Kinshasa et Brazzaville et je voyage énormément. Je n’ai pas une image figée de la femme de tel pays ou tel pays. La femme africaine pour moi, elle a ses spécificités par pays mais elle a les mêmes challenges, déjà elle doit s’imposer dans la société. Pour moi, mon modèle de réussite et d’intégration de la femme en Afrique, c’est le Rwanda, qui donne une certaine parité, une place à la femme. Je vois aussi Niger, où je ne suis pas venue depuis plus de 20ans, il y a beaucoup de femmes qui occupent maintenant des postes importants, ce qu’il n‘ y avait pas à l’époque. Il y a eu beaucoup d’avancée au niveau de la femme africaine en terme d’occupation de postes et aussi dans la formalisation de l’entreprenariat, parce que l’entreprenariat féminin n’est pas nouveau mais n’était pas organisé et formalisé et les femmes n’avaient pas les outils adéquats. J’apprécie beaucoup l’initiative de madame Rabi Arzika, qui fait du cent pour cent made in Niger, ce que je trouve formidable. Lorsqu’on donne l’opportunité aux femmes rurales, de vendre des produits avec de la valeur ajoutée, cela crée de la richesse. Je pense que la femme africaine, tient le bon bout car un beau chemin a déjà été parcouru. Et avec la relève comme votre génération qui est à ADU, je vois des jeunes femmes brillantes, ambitieuses, travailleuses, je sais que la femme Africaine a un bel avenir devant elle.

D’où vous est venue l’inspiration d’écrire votre livre EVASION VIRTUELLE ?
J’ai toujours écrit des histoires de femme. J’ai écrit mon premier livre quand j’avais 27-28 ans, je ne l’ai pas publié, je l’ai gardé. Je compte le publier bientôt soit 20 ans après. Evasion virtuelle c’est l’histoire de plusieurs femmes. Je rencontre beaucoup de femmes qui n‘osent pas se réaliser en étant elle-même, qui sont toujours freinées par la société, la pensée des autres, les qu’en dira-t-on ? des fois par leur conjoints. L’histoire de mon héroïne c’est une histoire de femme, qui prend son destin en main et qui va se réaliser par elle-même.
Se réaliser pour s’épanouir et être bien dans sa vie. Elle va faire des choix difficiles mais ce sont des choix qui vont lui permettre de se réaliser.

Quels conseils à la jeune fille ?
La jeune fille doit se respecter, savoir que le travail paie toujours, ne pas hésiter à demander. Lorsqu’on ne connait pas quelque chose, aller vers celles et ceux qui ont plus d’expériences et en profiter.
Aussi avoir une vision claire de ce qu’elle veut faire, peut-être pas toute de suite mais avoir des idées et savoir qu’il n’y a pas de sot métier. On peut faire n’importe quel métier et exceller. Le plus important c’est comme l’a dit la première dame du Niger : <<l’excellence>>. Je suis venue pour l’excellence de la femme nigérienne dans le contexte africain, la culture de faire mieux, se dépasser soi-même. L’excellence ce n’est pas être mieux que les autres, c’est être mieux que soi-même et aller au-devant de soi-même pour réaliserce que l’on veut.

S’engager aussi, savoir exactement quel engagement on a et pourquoi on se bat et pourquoi on fait ce que l’on fait ? Est ce qu’on veut servir d’exemple ? Est ce qu’on veut changer la société ? Toutes ces questions sont extrêmement importantes.







Classés dans :

Cet article a été écrit par ajonews

Réactions

Donnez votre opinion