Sénégalaise

C’est hier que la communauté internationale a commémoré la journée internationale de la femme sous le thème « Autonomiser les femmes, Autonomiser l’Humanité, Imaginez ! », une occasion pour notre rédaction de rendre un hommage vibrant à la femme sénégalaise, de celle qui gère son petit étal devant sa maison à la PDG ou au ministre, derrière son bureau. Elles sont toutes de braves dames qui œuvrent pour l’émergence de notre cher Sénégal. Mais si aujourd’hui le Sénégal a fait un grand bond en avant dans le combat pour l’égalité des sexes, quoiqu’il reste un grand chemin à parcourir, c’est grâce à des dames qui, sans relâche se sont toujours évertuées à la tâche. En voilà certaines !

Annette Mbaye D’Erneville : première femme journaliste au Sénégal

Née en 1926 à Sokone, Annette Mbaye d’Erneville ou la Tata nationale à plusieurs casquettes : femme de lettres, journaliste et star de la radio sénégalaise. Elle est la première femme présente dans les médias au Sénégal, à l’heure de la colonisation. Personnage principal du documentaire « Mère Bi » qui retrace le parcours exceptionnel de cette femme entrée dans la mémoire collective des Sénégalais.

Eugénie Rokhaya Aw : une adepte de l’éthique et de la déontologie

Ancienne directrice du Centre d’Etudes des sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar, consultante dans le développement du leadership des jeunes, Eugénie R. Aw, spécialiste en médias, conflit et sécurité en Afrique de l’Ouest, fait partie des femmes qui ont le plus marqué le monde des médias du pays. L’ex-directrice du Cesti avait toujours soutenu la nécessité d’intégrer dans la formation des futurs hommes de médias : l’éthique et la déontologie.

Rose Dieng : la scientifique passionnée

Rose Dieng-Kuntz est une scientifique sénégalaise spécialiste de l’intelligence artificielle. Elle fût la première femme africaine à intégrer l’École Polytechnique et l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), situé à Sophia-Antipolis, le pôle technologique de Nice. Récipiendaire du prix Irène Joliot-Curie en 2005 et nommée Chevalier de la Légion d’honneur en 2006, l’éminente chercheuse s’est éteinte en 2008.

Me Mame Bassine Niang : pionnière du barreau de Dakar

Membre fondateur de l’Association des juristes sénégalaises (AJS) et ancienne vice-présidente de la Fondation Internationale des Femmes Juristes (FIDA), Me Mame Bassine Niang est la première avocate noire du barreau de Dakar. Elle s’est aussi illustrée dans les médiations politiques au Sénégal et en Afrique dans les années 80 et 90 avec l’Organisation nationale des Droits de l’Homme (ONDH).

Andrésia Vaz : une juriste de renommée internationale

Madame Vaz fait partie des femmes qui ont marqué l’histoire de la magistrature sénégalaise. De sa riche carrière nationale on peut relever son passage à la tête de la Haute Cour de justice du Sénégal. En 2001, elle rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha. Elle est membre de la Chambre d’appel commune aux deux tribunaux TPIR et TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie), à La Haye aux Pays-Bas.

Pr Amsatou Sow Sidibé : une juriste au service de l’égalité

Professeur Titulaire de Chaire de Droit Privé à l’Ucad, Mme Sidibé est la première Sénégalaise agrégée en Droit. Elle est la première femme : présidente du Jury d’agrégation du Cames, membre de l’Observatoire National des Elections (ONEL 1998-2000), coordinatrice du Réseau « Genre, Droits, Citoyenneté » de l’AUF. Candidate à la présidentielle de 2012, elle est aujourd’hui ministre conseiller auprès du résident de la République.

Fatou Sow Sarr : la « défenseuse » de la parité

Docteur en anthropologie et sociologie politique, la directrice du laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique Noire (IFAN), Fatou Sow Sarr, est l’une des femmes qui ont porté haut le combat pour l’accès des femmes aux postes électifs et semi-électifs. Coordinatrice du Caucus des Femmes Leaders pour la Parité, elle avait initié un atelier de formation aux techniques de communication destiné aux candidates aux législatives du 1er juillet 2012.

Adja Rose Basse : une « maman de l’indépendance »

Nous empruntons ce mot à la réalisatrice Diabou Bessane, pour parler de cette brave femme qui, comme d’autres, s’est illustrée dès les premières heures pour demander l’indépendance du pays. Adja Rose Basse a eu une vie remplie dans l’action politique. Son engagement militant date de la période de lutte collective pour la conquête des libertés fondamentales, c’est-à-dire de la fin de la deuxième Guerre mondiale à l’accession du Sénégal à l’indépendance.

Caroline Faye Diop : première femme députée et ministre de l’histoire du Sénégal

Caroline Faye dont le nom reste indéfiniment lié à l’histoire politique du Sénégal est la première femme députée à l’Assemblée nationale, en 1963 et ministre en 1978. Décédée le 29 juillet 1992, elle a dirigé le mouvement féminin de l’Union progressiste sénégalaise, et s’est vue confier le département de l’Action sociale, avant d’en diriger d’autres jusqu’au début des années 80. Sous son ministère, on relève la création des Groupements de promotions féminines.

Adja Arame Diène : la baronne du Parti socialiste

La seule évocation de son nom fait penser aux combats politiques des femmes à l’intérieur des grandes formations. Symbole de militantisme, de combativité et de fidélité, Adja Arame Diène, la baronne du Parti socialiste qui s’est éteinte le 24 mars 2005, avait porté haut le combat socialiste à Dakar. L’ex-présidente de l’Union régionale de Dakar des femmes membres du PS, a marqué son époque d’une encre indélébile.

Maimouna Kane : l’infatigable combattante

Maimouna Kane est une des pionnières dans un gouvernement sénégalais. Ancien secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de la Condition féminine, de la Condition humaine et de la Promotion humaine, Mme Kane est membre fondateur de l’Association des juristes sénégalaises (AJS). Présidente d’honneur du Caucus des femmes leaders pour la mise en œuvre effective de la Parité, elle mène un combat pour l’accès des femmes à la justice.

Aminata Mbengue Ndiaye : symbole de fidélité et de loyauté

Ministre de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et ministre du Développement social et de la Solidarité nationale sous la présidence d’Abdou Diouf, la « dame de fer » du Parti socialiste, a su rester fidèles aux idéaux socialistes. Symbole de fidélité dans un milieu « changeant », la responsable des femmes socialistes, ex-maire de Louga s’illustre aujourd’hui dans la conduite du département de l’Élevage depuis 2012.

Mame Madior Boye : première femme Premier ministre du Sénégal

Juriste de formation, la native de Saint-Louis a successivement servi son pays en tant que substitut du procureur de la République, première vice-présidente du tribunal régional de première classe de Dakar, puis présidente de chambre à la Cour d’appel, avant de se voir confier la tête du gouvernement du Sénégal par le président Abdoulaye Wade en 2001, après avoir dirigé le département de la Justice. Elle est la première femme Premier ministre du Sénégal.

Marième Wone Ly : première femme chef de parti politique

La présidentielle de 2012 a été marquée par une pluralité de candidatures, 14 au totale, mais aussi par les candidatures féminines. Cette présence des femmes aux startings blocks de la Magistrature suprême a eu comme précurseur Marième Wone Ly. Sous la bannière du PARENA, Mme Ly avait annoncé sa candidature à la présidentielle de 2000 avant de renoncer à quelques semaines de la clôture du dépôt des candidatures.

Marie Angélique Savané : l’infatigable militante

Sociologue, ancienne journaliste et militante de la première heure de la cause féminine, Mme Savané se bat depuis de nombreuses années pour la promotion des femmes africaines au sein des instances de décisions. Fondatrice de la revue africaine Famille et développement, elle reste convaincue que « L’Afrique n’aura jamais d’indépendance alimentaire tant qu’on ne donnera pas de moyens aux femmes ».

Mariama Ba : la plume éclairée

Mariama Ba est l’un des plus grands écrivains du Sénégal. Esprit fécond, enseignante de formation, elle s’engage dans le militantisme aux côtés des associations féminines et prononce à cette fin, des discours et publie des articles dans la presse locale. En 1979, elle publie son premier roman aux Nouvelles éditions africaines, Une si longue lettre, qui a connu un grand succès dès sa sortie et obtient le Prix Noma lors de la Foire du livre de Francfort en 1980.

Diouma Dieng Diakhaté : une notoriété au service de la Nation

Grande dame de classe, Diouma Dieng Diakhaté est connue pour son talent et ses modèles de vêtements perfectionnés. Styliste de renommée internationale, spécialisée dans la mode africaine, l’icône de la mode sénégalaise allie subtilement tradition et modernité dans ses conceptions. Candidate à la présidentielle de février-mars 2012, la propriétaire de Shalimar Couture est aujourd’hui ambassadrice itinérante du Sénégal.

Coumba Gawlo Seck : La voix de l’humanitaire

La diva à la voix d’or s’illustre depuis des années dans un autre registre : l’humanitaire. Joignant la parole à l’acte, l’agréable à l’utile, Coumba Gawlo mène des actions humanitaires destinées à l’éducation et au bien-être des enfants à travers son association en collaboration avec Unicef et Plan International. Son engagement aux côtés des populations défavorisées a fait d’elle un ambassadeur de bonne volonté de UNDP pour la lutte contre la pauvreté.

Mame Penda Diouf : première reine du basket sénégalais

Son nom est inscrit en lettres d’or dans le registre des sportifs qui ont marqué l’histoire du ballon orange sénégalais. Issue du centre de Bopp, elle gravit rapidement les échelons et décroche en 1974 sa première médaille d’or aux « Jeux Africains de Lagos ». Et c’était le début d’une carrière en or. La première reine du basket Sénégal a marqué le sport national de par son talent et son patriotisme.

Maimouna Makoar Diouf




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