« Buhari malade, Boko Haram se refait une santé »


5165681_3_a109_2017-07-27-df6aa1b-17760-zqp4c9-ta2pkl0udi_e00b1fa23f2e8c2fe1002fcd18045c99

Notre chroniqueur constate un regain d’attaques du groupe djihadiste depuis que le président nigérian s’absente régulièrement du pays pour se faire soigner à Londres.

Celui qui dit “le conflit est fini” ment. Boko Haram est loin d’être mort », avait récemment confié au Monde Afrique Kashim Shettima, gouverneur de l’Etat de Borno, épicentre des activités du groupe islamiste dans le nord-est du Nigeria. Plus qu’une simple boutade de notable, ces propos avaient une dimension prémonitoire. En tout cas, depuis qu’ils ont été tenus, on assiste sur le terrain à un retour en force de Boko Haram.

Le premier signe majeur de cette nouvelle montée en puissance a été donné en mai, avec l’attaque d’une position de l’armée tchadienne dans le lit du lac Tchad. Neuf militaires ont été tués et plusieurs autres blessés. Au-delà du lourd bilan, cette offensive contre l’armée tchadienne a été perçue comme la preuve d’un regain de confiance dans les rangs de Boko Haram, que l’on disait défait militairement et minés par des querelles de chefs entre Abou Moussab Al-Barnaoui, Abubakar Shekau, Mamman Nur et Bana Blachera.

Entre-temps, il y a eu, comme autre indicateur de la résilience du groupe djihadiste, l’enlèvement spectaculaire, dans la nuit du 2 au 3 juillet à Ngalewa, dans le sud-est du Niger, de 39 personnes : 33 femmes et 6 garçons, dont on est toujours sans nouvelles.

 







Classés dans :

Cet article a été écrit par maimouna

Réactions

Donnez votre opinion