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Depuis la sortie du Président Abdoulaye Wade, ce week end dans la ville sainte de Touba, les réponses fusent de partout. Des ministres aux parlementaires, en passant par des DG et autres militants de la mouvance présidentielle, tous y sont passés. Et cette fois-ci c’est au tour du Ministre Mary Teuw Niane d’apporter sa réplique à travers une contribution intitulée « la parole est d’argent et le fait est d’or ».

Les paroles de Wade entre selon le Ministre de l’Enseignement supérieur dans l, »immense plaine de paroles » qu’est devenu le Sénégal et « où chaque jour, chaque semaine et chaque mois, au gré des vents, des graines de paroles arides, acerbes et mensongères s’élèvent, puis se dispersent dans un vacarme à vous casser le tympan pour enfin brutalement se noyer à jamais dans cet immense océan de faits irréfutables que constitue le PSE ».

De l’affirmation d’une « menace de non payement des salaires en 2012, des dénégations sur les « les droits nouveaux » lors du dernier référendum, ainsi que la dernière sortie du patron des libéraux, M. Niane y trouve une « envie, presque ludique, de susciter la discussion, de créer le débat, de faire renaître un climat d’affrontement verbal dans un espace public, ces temps-ci, presque calme et serein, que certaines personnes pourraient caractériser comme quelque peu assoupi ? »

Mais aussi, en à croire ce dernier, une simplevvolonté de noyer « le vacarme né du torrent de faits, de réalisations, d’indicateurs exceptionnels, de soutien et d’engagement de toutes les grandes institutions internationales et des classements exceptionnels et les chiffres inédits donnés à notre pays par les institutions indépendantes de notation ? »

Que nenni! Car « on ne peut pas arrêter la mer avec les bras », répond-t-il dans sa contribution.

Et le Ministre de lister les grandes réalisations du régime actuel depuis son accession au pouvoir il y a un peu plus de cinq ans.

 » Le Sénégal paye régulièrement, souvent même avant la fin du mois, les salaires, les pensions de retraites et les autres avantages acquis par les travailleurs nonobstant l’augmentation de la masse salariale suite à l’intégration de dizaines de milliers de volontaires et de contractuels dans la fonction publique, des recrutements importants ont eu lieu au profit de la santé, des forces de défense et de sécurité, etc. ».
« Le Sénégal, contrairement à certains pays africains plus riches que lui, s’acquitte régulièrement de sa dette, respecte les échéances de paiement », continue-t-il dans sa réplique.

 » La confiance du monde des affaires, la facilité du Sénégal à lever des fonds importants à des taux d’intérêts meilleurs que ceux des années avant 2012, le financement des projets à très forts impacts économiques et sociaux, l’octroi de bourses familiales pour soutenir les familles les plus pauvres de notre pays, la réduction des impôts sur les salaires, l’électrification rurale, la construction de forages pour l’accès à l’eau pour les populations, les animaux et l’agriculture, la construction des pistes rurales pour relier les villages aux réseaux routiers départementaux et nationaux facilitant ainsi la mobilité des hommes, des femmes, des productions et des marchandises, la suppression progressive des abris provisoires au niveau des écoles, la construction de centres de formation professionnelle, la construction d’hôpitaux et d’établissements d’enseignement supérieur, la construction d’autoroutes, du Train Express régional (TER), l’acquisition de navires pour la desserte Ziguinchor-Dakar, la modernisation de l’agriculture avec pour conséquence une hausse sans précédent de la production agricole, le soutien aux nouveaux bacheliers pour assurer leur orientation dans le public ou le privé, la politique d’octroi de bourses universitaires sur la base du mérite ou aux étudiants issus de familles défavorisées ou souffrant d’un handicap, le soutien apporté aux pêcheurs, aux éleveurs et aux artisans, les mesures importantes pour l’emploi des jeunes et la création d’entreprises, le relèvement du niveau des infrastructures dans les villes du pays et les villages frontaliers, le doublement des capacités d’hébergement des universités, le renforcement du plateau technique des universités par la construction de cent laboratoires, la construction de la Cité du Savoir qui est une plateforme de formation, de recherche, d’innovation et d’incubation d’entreprises, etc. », M. le Ministre n’oublie rien dans sa réponse servie à l’ancien Président.

Et ne s’en limite pas là:  » le Sénégal a résolument tourné la page de la culture du « vois-petit », des taux de croissance confidentiels et de l’état d’esprit que l’Afrique ne voulait pas le développement », et cela grâce  » à la mise en œuvre du PSE et des programmes sectoriels qui ont pour conséquences le fait que les sénégalais aient oublié ces questions naguère insolubles »,a-t-il estimé.







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Cet article a été écrit par maimouna

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