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Après l’intense mobilisation des mouvements religieux contre la légalisation de l’IVG, un mouvement d’« apostasie collective » exige la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Après les foulards verts, symbole de la lutte en faveur de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ce sont des centaines de foulards de couleur orange qui ont déferlé, samedi 18 août, en plein centre de Buenos Aires, sur la mythique avenue Corrientes. La revendication de ceux qui les portent : la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Vert ou orange, « c’est le même combat : en finir avec l’immixtion de l’Eglise dans nos vies de citoyens »,affirme Mariana Ceballos, militante féministe. Comme des centaines d’autres personnes, elle est venue remplir un formulaire d’apostasie, c’est-à-dire de renoncement à l’Eglise catholique. « J’ai été baptisée à ma naissance, donc sans mon consentement, dit-elle, mais aujourd’hui, à 30 ans, je refuse de cautionner une institution hypocrite et perverse. » A ses côtés, son frère, Marcelo, s’est lui aussi « débaptisé ». Il est scandalisé par « la double morale d’une Eglise qui prétend défendre la vie humaine mais qui protège les prêtres pédophiles qui abusent des enfants ».







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Cet article a été écrit par ajonews

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