Mohamed ndiaye

A toute la jeunesse sénégalaise, je lance un appel solennel à ne pas répondre à l’incitation  de politiciens réunis autour du C25 qui prônent la résistance, la non-tenue d’élections, entre autres.
Ce conglomérat de politiciens pour la plupart, s’arroge le droit de mener le combat « politiquement ». Quel combat politique ? C’est eux même qui ont prêté le flanc au pouvoir actuel et ceci depuis 2012. Lorsque Macky Sall mettait en place son projet de démantèlement de  l’opposition selon ses propres termes : « Je vais réduire l’opposition à sa simple expression ». Lorsque le régime miroitait le peuple avec sa supposée traque des biens mal acquis. Oui pour la reddition des comptes. Mais pas une liste sélective d’anciens dignitaires du défunt régime de Wade, déposée sur la table du Procureur de la République. Comme pour brandir la menace et inciter les plus téméraires à enfiler le « maillot beige-marron ». Apparemment, la manouvre a connu succès. Je pose la question de savoir, en ce moment où était l’OPPOSITION et la SOCIETE CIVILE?
Ah ! J’avais oublié ! La première s’était fondue dans le Benno Bokk Yaakaar (BBY) et la deuxième était pour la plupart cagée au Palais. Certes, tous  jubilaient et savouraient la victoire et la « justice des vainqueurs ». Bref ! C’était juste la face cachée de l’iceberg. Ironie du sort, cette fois ci la traque change d’orientation pour cibler l’édile de Dakar, jadis actionnaire à BBY de par sa formation politique le Parti Socialiste. La question revient, où était l’OPPOSITION, où était son mentor le SG du PS, certes trop occupé à jouir des délices du pouvoir. N’eut été des guéguerres de positionnement pour une tête de liste au sein de « Manko Taxawu Sénégal » entre Me Wade et Khalifa Sall qui a conduit à l’implosion de cette coalition qui allait de surcroit remporter la majorité des sièges  à l’Assemblée nationale. Du coup, le problème de la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall ne se poserait pas, ainsi que la radiation de Karim Wade sur les listes électorales qui sont les conséquences directes de l’invalidation de leur candidature respective à la présidentielle de 2019 et toute cette forfaiture sur la loi du parrainage qui est passée comme «lettre à la poste de l’Assemblé nationale » avec la majorité mécanique du pouvoir en place. Apparemment, l’opposition s’entend sur tout, sauf sur l’essentiel.
Voilà que cette même « race de politiciens » qui veut inciter la jeunesse pour l’ériger en bouclier pour les faire massacrer par les forces de l’ordre avec leur projet utopique « il n’y aura pas d’élections et Macky ne va pas battre campagne ». Arrêtez !!!
La dizaine de morts lors des troubles pré-électoraux de 2012, tout ce sang versé a servi à quoi ? Evidement à que dalle ! Tout ce sacrifice consenti en 2012, on espérerait un changement radical. Mais, rien de tout ça n’a été. Quelle déception ! Aujourd’hui, la quasi-totalité des dignitaires de l’ancien régime qui traitaient Macky Sall de tous les noms d’oiseaux, se sont transformés en « porte-drapeau beige-marron » pour ne pas dire transhumants par respect pour les animaux.  Si certains politiciens sont dotés d’une mémoire de poisson rouge, au point d’oublier ce qu’ils ont mangé la veille, au diner. Nous, la JEUNESSE CONSCIENTE on ne l’est pas. « Faaté xadioufi » Quelle honte ! Heureusement que le ridicule ne tue pas dans ce pays. Du moins ce qui reste de l’opposition et le C25, vous seriez plus utiles au pays à faire bloc derrière les candidats qualifiés pour sensibiliser sur les cartes électeurs, revoir la cartographie électorale, une fois le fichier en main faire un travail de fond sur l’ensemble du territoire national pour parer à toute fraude et autres magouilles électorales. C’est mieux que toutes ces conférences de presse bidon que vous organisez alors que vous n’êtes pas assez courageux pour être en première ligne au front. Au peuple, les sénégalais savent bien défaire un Président. Par contre, nombre d’entre eux ne savent pas en élire. Nous démettons des présidents depuis 2000, mais on peine toujours à en mettre un de bon ou d’assez bon, au moins. Cela sous-entend, un homme patriote, vertueux, compétent et exempt de tous démêlés dans des malversations et autres détournements de deniers publics. Ce sont des critères  minimales pour prétendre briguer le suffrage des sénégalais. Par respect pour le peuple. A chacun et à chaque électeur, à son âme et conscience de dresser le meilleur profil, sans rentrer dans les détails, parmi  MACKY SALL, IDRISSA SECK, MADICKE NIANG, EL HADJ ISSA SALL et OUSMANE SONKO.
Pour terminer, on est à un mois pile des élections, de grâce mettons de côté nos partisaneries politico-religieuses, pour mettre en avant, l’intérêt national. Nous le devons tous à la jeunesse actuelle et aux générations futures. Cher compatriotes, l’enjeu est grand. Ne ratons pas le train de la révolution.

Vivement le peule, vivement la jeunesse !

MOUHAMADOU SALIF NDIAYE




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